Où êtes_vous...


Ce blog n'a pas d'autre but que de présenter aux éventuels visiteurs un aperçu de ce que j'aime créer. Vous trouverez essentiellement sur cette même page des poèmes ou des textes, nouvelles, récits et autres formes d'écrits. Car j'ai la passion de ces formes d'expression. Je ne prétends à rien d'autre qu'au plaisir de faire partager à qui veut cette passion. Sur les autres pages de ce blog, mes dessins et peintures, mes photos...Voilà, bonne visite, vous êtes les bienvenus, et si le coeur vous en dit, laissez vos impressions, vos commentaires, quels qu'ils soient, positifs ou négatifs. Et merci d'être passés !

dimanche 9 octobre 2011


                                           Couleurs

                       
                        Blanc.
                        Comme le suaire immaculé de la neige.
                        Comme une vie qui lentement se désagrège,
                        Musique s'éteignant dans un ultime arpège
                        Dans un lit d'hôpital dont la mort fait le siège...

                        Bleu.
                        Comme les ciels menteurs des trafiquants de rêves
                        Louant des paradis là où des peuples crèvent.
                        Comme la mer qui s'en vient mourir sur la grève,
                        Aux plages désertées de l'été qui s'achève...

                        Jaune.
                        Comme le soufre au feu de nos apocalypses
                        Lorsque l'enfer sous nos pas se pave de gypse,
                        A l'heure où le soleil à l'horizon s'éclipse
                        Dans une folle et fantasmagorique éllipse...

                        Vert.
                        Comme la mousse des sous-bois de nos amours
                        Où nous nous aimerons, je te le jure, un jour,
                        Au pied d'un grand chêne témoin de nos "toujours",
                        Indifférents au temps qui va, au temps qui court...

                        Rouge.
                        Comme la cape que le torero promène
                        Sous le regard sombre de la mort souveraine,
                        Comme le sang du taureau mourant dans l'arène,
                        Pendant que s'éventent les belles Madrilènes...

                        Noir,
                        Comme le néant au bord duquel nous dansons
                        Et dans lequel je plongerai sans façons
                        Quand, las d'entendre la musique et la chanson
                        De la vie, d'un geste, je couperai le son...



1 commentaire:

Serge strategic Blog a dit…

et si le noir pour moi est couleur de lumiere..... l'enfant laboureur, Barbara